La journée monastique

Cinq heures du matin

"Que les moines soient toujours prêts ; au signal qu'ils se lèvent sans retard et se hâtent de se devancer les uns les autres pour le service de Dieu, avec sérieux toutefois et modestie" (Règle de saint Benoît, ch. 22).

Cinq heures du matin

"Que les moines soient toujours prêts ; au signal qu'ils se lèvent sans retard et se hâtent de se devancer les uns les autres pour le service de Dieu, avec sérieux toutefois et modestie" (Règle de saint Benoît, ch. 22).


La cloche réveille les moines pour le premier office, l'office des vigiles, qui consiste en une longue psalmodie d'une heure ou plus.

Celle-ci achevée, les moines disposent d'environ trois quarts d'heure pour la lecture de la Bible ou la prière privée. A 7 heures 30, les laudes ou louanges saluent le lever du soleil, et invitent toute la création à louer Dieu.

Après le petit-déjeuner, la plupart des moines disposent d'une bonne heure pour la lecture spirituelle ou la prière, avant la messe annoncée par les cloches à 9 heures 30.

Le sommet de la journée

Les moines se rassemblent dans la salle du chapitre pour chanter l'office de tierce. De là ils se rendent en procession, au chant de l'Introït, dans l'église abbatiale, pour célébrer le sacrifice eucharistique, centre et sommet de la prière quotidienne de toute communauté chrétienne.

Après la messe vient le temps de la formation monastique et intellectuelle pour les jeunes moines. Les novices étudient la Règle de saint Benoît, l'histoire monastique et les bases de la vie spirituelle sous la direction du maître des novices. Les moines étudiants reçoivent sur place une formation philosophique et théologique qui s'étale sur plusieurs années. L'histoire de la vie monastique au cours des siècles montre que la qualité de la formation doctrinale et intellectuelle est garante de la qualité de la vie spirituelle. C'est pourquoi les moines ont toujours aimé les livres et soigné leur bibliothèque.

Le milieu du jour

L'office de sexte, au milieu du jour, donne le signal de la fin des activités du matin.

Il est immédiatement suivi par le déjeuner. Les repas sont pris dans le grand réfectoire, en silence, accompagnés d'une lecture. Les hôtes "qui sont reçus comme le Christ", prennent leur repas au réfectoire avec les moines. Le déjeuner est suivi d'une récréation qui favorise les échanges fraternels dans la communauté.

Le travail manuel

L'office de none met fin à la récréation, il est suivi du travail manuel, que ce soit les multiples et humbles tâches que demandent l'entretien de vastes bâtiments et la vie d'une communauté d’une trentaine de moines, ou l'atelier de restauration de tableaux et la librairie.


"L'oisiveté est ennemie de l'âme. C'est pourquoi à certaines heures, les frères doivent s'occuper au travail des mains, et à certaines autres à la lecture des choses divines" (Règle de saint Benoît, ch. 48).

 

La journée s'achève

A 17 heures 10, les cloches donnent le signal de la fin du travail et annoncent l'office de vêpres qui est traditionnellement revêtu d'une solennité particulière.

Après les vêpres a lieu l'office du chapitre, dans la salle capitulaire. On récite d'abord les prières pour les défunts, puis un frère lit un chapitre de la Règle de saint Benoît. Le Père Abbé, ou bien commente ce qui vient d'être lu, ou donne une conférence spirituelle, ou entretient les frères de quelque question intéressant toute la communauté.

L'office du chapitre achevé, les frères disposent d'une grande heure avant le repas du soir pour s'adonner à la lecture spirituelle et à l'étude, ou à la prière, dans la liberté des enfants de Dieu et selon la tradition bénédictine.

Vers le grand silence de la nuit

Le dîner est pris au réfectoire à 19 heures 30. Les jours de jeûne, il est remplacé par une simple collation.

A 20 heures 30, les frères se rassemblent dans la salle du chapitre, où l'on fait pendant quelques minutes une lecture spirituelle. Puis les frères se rendent à l'église pour y chanter le dernier office du jour, l'office de complies.

La journée s'achève ainsi au chant solennel d'une antienne à la Mère de Dieu, et dans le grand silence de la nuit les moines trouveront le repos nécessaire pour leur permettre de reprendre joyeusement, le lendemain matin, la louange de Dieu.