
Louis-François Lebrun naquit le 4 avril 1744 à Rouen où son père était marchand pelletier et trésorier de la paroisse Saint-Herbland, située sur le parvis de la Cathédrale. La famille s'installa bientôt rue Grand-Pont, sur la paroisse Saint-Cande-le-Jeune.
Il entra au noviciat de la province de Normandie de la Congrégation de Saint-Maur, situé à l'Abbaye Saint-Martin de Sées, et y fit profession monastique le 10 juin 1763, à l'âge de 19 ans.
A cause du caractère centralisé de la Congrégation, les moines mauristes faisaient vu de stabilité non pour un monastère, mais pour une province, et étaient appelés à vivre dans les différentes maisons de cette province. C'est ainsi que le Père Lebrun arriva à Jumièges au début de 1771, étant diacre. Il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1771.
On peut dès lors le suivre dans les différentes charges qu'il remplit. En 1774, il était à Saint-Florentin de Bonneval, et fut nommé prieur de Saint-Sulpice de Courbehaye, en Beauce, dans le diocèse de Chartres, artifice qui permettait à la congrégation de toucher les revenus attachés à ce bénéfice. Il garda ce titre jusqu'à la Révolution.
En 1775, il fut transféré au Bec-Hellouin, puis devint prieur de Saint-Martin de Sées en 1778, de Notre-Dame de Valmont en 1779. En 1781, il est simple moine à Valmont, puis à Saint-Ouen de Rouen.
En 1783, il est à Saint-Georges de Boscherville, où il est élu sénieur par la communauté. La même année le voit redevenir prieur à Bonne-Nouvelle de Rouen, mais il n'achève pas son triennat, probablement à sa demande. En décembre 1784, il signe comme moine à Saint-Ouen de Rouen. Enfin, il arrive à Saint-Wandrille en septembre 1788 où il est nommé sénieur par le prieur. On ignore quelle charge il a pu remplir en communauté.