
En 1901, suite à la loi sur les associations, les trente-sept moines s'exilent et gagnent la Belgique.
La communauté vivra d'abord dans le diocèse de Namur, à Vonêche, puis dans le diocèse de Malines, à Dongelberg, avant de revenir dans le diocèse de Namur, dans une ancienne «grange» de l'abbaye d'Orval, à Conques.
C'est là que la guerre de 1914 la surprend, en zone occupée par les troupes allemandes.
Saint-Wandrille avait réalisé en 1912 une petite fondation au Canada, Saint-Benoît-du-Lac, dont les débuts seront difficiles, mais qui atteindra sa maturité et deviendra autonome en 1935.
En 1924, la communauté avec son nouvel abbé dom Jean-Louis Pierdait (+1942), rentre en France, et s'installe provisoirement dans le diocèse de Moulins, au Réray d'Aubigny, avant de réintégrer son monastère normand le 26 janvier 1931.
Pour subvenir aux besoins matériels de la communauté est créée en 1937 un atelier de fabrication d'encaustique, lequel sera relayé dans les années 1970 par un atelier de Microcopie.
Dom Gabriel Gontard (+1986), abbé de 1943 à 1962, réalise la restauration des bâtiments endommagés par un bombardement en août 1944.
C'est sous son abbatiat que sera célébré le treizième centenaire de l'abbaye en 1949.
Son successeur dom Ignace Dalle (+1985), abbé de 1962 à 1969 est un artisan actif du Millénaire du Mont-Saint-Michel en 1966.
Il dote son monastère d'une nouvelle église abbatiale, ancienne grange seigneuriale du 13ème siècle provenant du département de l'Eure.
Cette nouvelle église est dédicacée le 12 septembre 1970, dom Antoine Levasseur étant abbé.
Sous son abbatiat est restauré le grand réfectoire.
Dom Levasseur a laissé la place en 1996 à dom Pierre Massein, qui est le 80ème successeur de saint Wandrille.