Les ruines de l'abbatiale, gravure E.Langlois

Le 13 février 1790, l'Assemblée constituante supprime les voeux solennels de religion ; quatre jours plus tard le dernier prieur mauriste est élu maire de la commune, avant de devenir curé constitutionnel, membre de la Convention puis du Conseil des Cinq-Cents.

Le 28 avril 1790, aux termes de l'inventaire opéré par la municipalité, les vingt religieux mauristes déclarent vouloir se retirer.

En octobre 1790, la vie conventuelle cesse, certains moines continuant à vivre quelque temps à l'abbaye ou le village, se réunissant encore à l'église les jours de fête.

Les bâtiments sont vendus en 1791 comme biens nationaux, et utilisés comme ateliers, ou pour l'église abbatiale comme carrière de pierres.

Ils seront achetés en 1863 par le marquis de Stacpoole qui réunit les lots composant la clôture de l'abbaye, et transforme les bâtiments conventuels en demeure de campagne.

Toute vie religieuse régulière cessa donc dans l'ancien monastère de 1790 à 1894.